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Trio per mandolino, violino e basso

Vincent Vincent Beer-Demander (mandoline), Christine Antoine (violon), Philippe Badin (violoncelle), Irène Assayag (clavecin)

Moins de 50 ans séparent les Trios de Vivaldi de ceux de Haydn et pourtant le classicisme de ce dernier semble en tout s'opposer à l'esthétique baroque du compositeur italien que l'Europe surnommait le « prêtre roux ». Cet enregistrement présente un corpus d’œuvres rares composées autour de ce petit instrument d'origine italienne descendant du luth qu'est la mandoline.

Les manuscrits d'Antonio Vivaldi indiquent Trio per liuto, violino e basso. Aujourd'hui, comme à l'époque, ces oeuvres sont interprétées, soit avec un luth ténor, soit avec un « liuto soprano », qui est, en fait, une mandoline. C'est en 1770 que Franz Joseph Haydn compose pour le luth comme en témoigne les manuscrits conservés à la bibliothèque de Brüssel. La fin du XVIIIème est une époque faste pour la mandoline et particulièrement à Vienne où Mozart, Hummel, Beethoven, Kozeluch, Vanhal... composent pour elle. Nul doute qu'à l'image des trios de Vivaldi, ces deux cassations de Haydn furent pensées pour s'adapter aux deux types d'instruments.

 

Mais, outre l'élégant Divertimento de Jean Baptiste Vanhal, compositeur autrichien né en Bohème, les compositions les plus originales de ce disque demeurent les oeuvres d'Emanuele Barbella et Valentin Roeser, tous deux compositeurs prolifiques pour la mandoline dont les trios dédiés à leurs protecteurs le Baron de Wurmser et le Duc d'Orléans, rivalisent inventivité, de grâce et de fantaisie.

Extraits